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Pour le plaisir une petite parodie de “La Fièvre”, célèbre chanson du groupe NTM. Le rappeur c’est MC Nicolas Sarkozy.
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Un collectif de réalisateurs vient de réaliser cette vidéo en partenariat avec le Réseau Education Sans Frontières (RESF). Le RESF a lancé une pétition intitulée “Laissez les grandir ici!” que vous pouvez signer en ligne à cette adresse.
Le monde, notre petite planète , nous appartient à tous. Le poète indien Ibne Insha écrivait il y a longtemps “il n’est personne au monde qui soit un étranger”. Comment pouvons-nous rejeter, refuser des gens qui fuient la mort, la torture ou la misère?
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Je relaie ici l’appel lancé par le collectif “La Paix au Sri Lanka”. Encore une guerre dont on ne parle pas et qui continue à faire des milliers de victimes loin des yeux des mass média.
Depuis plus de vingt ans le Sri Lanka est déchiré par une guerre civile qui n’ose pas dire son nom. Les ravages du récent tsunami ont radicalisé ce conflit que l’on ne peut désormais plus cacher à l’opinion mondiale. Les affrontements entre l’armée sri lankaise (composée de soldats cinghalais) et les indépendantistes tamouls sont quotidiens depuis la rupture du dernier cessez-le-feu.
Au nord de l’île, les contrôles de l’armée sont quotidiens et aboutissent régulièrement à des emprisonnements ou des exécutions sommaires de personnes suspectées d’avoir aidé les indépendantistes. Des centaines de milliers de Tamouls ont été victimes de déplacements forcés. Des charniers contenant des centaines de cadavres ont été découverts. Des hôpitaux, des temples, des écoles ont été pris pour cibles par l’armée sri lankaise au prétexte qu’ils serviraient de refuge aux indépendantistes. En conséquence, de nombreuses infrastructures permettant la (sur)vie des populations du nord ont été détruites.
Notre implication pourrait contribuer à faire avancer ce processus. Il nous serait aisé de mettre cette question à l’ordre du jour du conseil de sécurité des Nations Unies, il nous serait possible de mobiliser nos partenaires de l’Union Européenne sur ce sujet. Et ces éléments pourrait peser sur le cours des choses.
Chaque année, des milliers de Tamouls sri lankais nous interpellent. Ayant réussi à quitter le pays grâce à des passeurs, ils sont nombreux à venir demander l’asile politique en France. Les demandes sont aujourd’hui si nombreuses que le Tamoul est une des cinq langues dans lesquelles les fiches de l’OFPRA ont été traduites. Ces demandes individuelles expriment une demande collective d’aide pour reprendre le chemin de la paix. Pour que l’espoir ne se trouve pas juste dans la fuite, mais aussi dans une vie normale, là-bas.
Nous en appelons à toutes celles et ceux qui aspirent à un monde de paix.
Nous en appelons à toutes celles et ceux qui ont connu la guerre.
Nous en appelons à toutes celles et ceux qui ont connu l’exil.
Le collectif La Paix au Sri Lanka a besoin de votre soutien.
| Cet appel se veut court, c’est la raison pour laquelle les faits évoqués (questions politiques, guerre civile) n’ont pas été présentés en détail. Nous sommes toutefois à votre entière disposition pour détailler et étayer ces faits. Nous pouvons si vous le souhaitez vous envoyer davantage de documents. Vous trouverez également de nombreux articles en ligne sur www.lapaixausrilanka.com La Paix au Sri Lanka est un collectif associatif français ne regroupant pas de partis politiques ou d’organisations engagées dans la guerre civile au Sri Lanka. |
En tant que citoyen(ne), parlez et faites parler de la situation au Sri Lanka.
En tant que militant(e), engagez vous à nos côtés pour promouvoir la paix au Sri Lanka.
En tant que maire soutenez la paix au Sri Lanka en jumelant votre ville avec une ville située dans la zone du conflit.
En tant que parlementaire, soutenez la paix au Sri Lanka en demandant à la commission des affaires étrangères de mettre ce sujet à l’ordre du jour.
En tant que conseiller(e) municipal(e) / général(e) / régional(e), aidez-nous à organiser des évènements sur le thème de la paix au Sri Lanka dans votre ville / département / région.
Le collectif La Paix au Sri Lanka demande solennellement aux candidats(es) à la présidence de la république d’expliquer aux français quelle sera leur politique envers le Sri Lanka si ils/elles sont élu(e)s, en particulier en ce qui concerne le processus de paix.
Nous publierons les réponses (ou l’absence de réponse) des candidats dans la presse ainsi que sur nos sites web.
Je relaie ici un appel lancé par des éditeurs indépendants à l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles 2007.
Scripta Volant
Ce mardi débutera la grand’ messe annuelle du livre et de l’édition, en Belgique : la Foire du Livre.
Il existe en Belgique une poignée d’éditeurs autonomes, qui s’acharnent à défricher les autres possibles du livre, ainsi qu’à révéler les auteurs les plus novateurs et inattendus. Ces éditeurs produisent des livres qui n’obéissent pas aux demandes des marchés mais qui se présentent comme de pleines et entières propositions artistiques. Les maisons d’édition indépendantes sont souvent dirigées par des auteurs, et toujours par des amoureux du livre. Généralement associatives, elles n’ont d’autre but que l’édition de livres d’auteurs ou d’artistes originaux, de livres essentiels qui ne seraient pas publiés sans elles. Ces éditeurs sont précaires et, vous le savez aussi, rarement conviés à la Foire.
La scène de création émergeante belge est pourtant reconnue internationalement : Frémok, La 5e Couche, Employé du Moi, Mycose, Maelström, Biliki… Inutile de parcourir les allées à la recherche des éditeurs indépendants en bande dessinée : vous ne les trouverez pas. Cherchez bien les autres : ils se terrent.
En face des puissants Hachette-Monsanto et Editis-Danone, les éditeurs indépendants produisent des livres bio. Ces petits agriculteurs voient leurs maigres cultures envahies et bientôt détruites par les cultures extensives et dopées de l’agroalimentaire « culturel ».
Depuis plus de dix ans, nous publions des livres bios aux saveurs épicées, qui font l’orgueil de la Belgique dans les salons alimentaires de la planète. Les pressions que nous subissons menacent aujourd’hui nos activités. Les produits manufacturés de la culture extensive nous poussent hors des librairies. Notre écosystème subit des dérèglements mortels. Nos livres ne parviennent plus à leurs lecteurs.
Nous, représentants de l’édition de création en Belgique, demandons
Aux organisateurs de la Foire du Livre
Vous n’ignorez rien de notre situation, puisque plusieurs membres de votre directoire sont eux-mêmes éditeurs indépendants. Vous savez que les grands groupes d’édition ne peuvent pas remplacer la créativité de la scène indépendante, ni en saveur, ni en vitalité, ni en audace. Que leurs collections sont étudiées et ciblées en fonction des retombées économiques et symboliques. Vous savez aussi les difficultés financières que connaissent les indépendants, broyés par les pratiques commerciales et l’assaut sur les parts de marché.
La Foire du Livre est une occasion annuelle de présenter d’autres livres, pas seulement les nouveautés en primeur. La Foire du Livre pourrait être un acte de résistance à la normalisation éditoriale. Rien n’est fait pour nous mettre en avant, c’est pourquoi nous vous demandons d’endosser le costume de découvreur et de nous aider à rendre visible l’ensemble de nos productions, en voulant bien tenir compte, dorénavant, de notre indispensable existence.
Aux libraires subventionnés
Vous, libraires appointés, soutenus ou entretenus par la Promotion des Lettres de la Communauté française, vous avez la chance de ne pas dépendre exclusivement des ventes pour survivre. Vous pouvez choisir les livres que vous montrez. Vous êtes les vraies vitrines de l’édition de création. Nous vous prions instamment de créer un rayon où seraient présents nos livres, tous nos livres.
Aux bibliothécaires
Vous le clamez haut et fort en chaque occasion : votre rôle dans la défense de la culture et son accès à tous est capital. Nous avons beau écumer les rayonnages des bibliothèques publiques de notre beau pays, nous n’y trouvons pas nos livres, ou rarement. Les bibliothèques publiques doivent-elles proposer les mêmes livres que la Fnac ? Se pourrait-il que vous ignoriez nos existences? Il faut excuser, alors, nos lacunes en communication : la gestion d’une maison d’édition, la création de livres, prend tout notre temps. Nul attaché de presse, nul représentant ne peut venir à vous. Nous sommes au four et au moulin. Nous vous demandons de présenter et défendre sans attendre notre production, auprès des assoiffés de culture qui fréquentent vos bibliothèques
Au directeur de la fnac
Votre slogan le proclame, votre groupe serait un “agitateur de culture”. Ce terme décrirait-il donc, selon vous, uniquement les auteurs morts ou édités à l’étranger ? Nous nous étonnons de ne pas trouver nos livres sur vos belles tables, malgré le zèle de nos distributeurs. Qu’entendez-vous alors par « culture » ? Nous sommes en droit d’attendre de vous plus d’audace et d’ambition “culturelle”. Nous réclamons qu’existe chez vous un rayon qui présente le fonds et les nouveautés des éditeurs de création belges.
Aux représentants des libraires
Vous semblez souffrir des mêmes difficultés que nous. Notre précarité n’a d’égale que la vôtre. Pensez-vous vraiment que la solution de vos problèmes réside dans l’imitation des Fnacs, Clubs et autre Virgin? Nous voyons bien que les librairies “trop” singulières disparaissent. Mais si toutes les librairies se ressemblent, à quoi servirez-vous ? Nous vous demandons de résister au matraquage des offices, dont nous vous savons victimes, en redoublant d’attention envers nos productions.
Aux rédacteurs en chef de la presse nationale (aux chroniqueurs culturels)
N’avez-vous pas un rôle à jouer dans la diffusion d’une création qui n’a pas les moyens de vous communiquer services de presse et prières d’insérer, ni d’acheter dans vos journaux des espaces promotionnels? Nous vous convions à penser de nouvelles collaborations avec la scène créative.
A la Direction de la Poste
Il existe en Belgique un tarif à taxe réduite pour les éditeurs en envoi international, malheureusement ce tarif n’est pratiquement jamais appliqué. De plus, il n’existe pas en Belgique de tarif à taxe réduite pour les éditeurs en envoi national. Cette situation remet en question la pérennité de l’édition indépendante, et par voie de conséquence, entrave le droit d’expression, réduit l’économie du livre et affaiblit la démocratie. Pourquoi ce tarif, prévu par le législateur, n’est-il pas appliqué ? Nous exigeons que cette situation absurde soit réglée au plus vite. (Une pétition peut être signée à ce sujet sur www.rezolibre.com/petition)
A la ministre de la culture
Croyez-vous, comme nous, que le livre doit pouvoir rester un objet culturel et ne pas sombrer totalement dans la sphère carnivore des loisirs? Ne croyez-vous pas que soutenir un éditeur et une vision de l’édition ne consiste pas seulement à leur donner des aides au compte-gouttes, mais aussi assurer la réception et la diffusion de leurs livres, au moins dans les évènements et institutions qu’elle défend (ainsi, la Foire du Livre ou les bibliothèques…) Est-il normal que la Communauté française franchise les librairies de ses institutions (Passaporta, Macs, etc.) à des commerçants qui ne présentent même pas les éditeurs qu’elle soutient ? Nous vous demandons plus de cohérence et de suivi dans les actions que vous entamez.
Aux lecteurs
Vous l’ignoriez peut-être, mais vous ne trouverez pas tout ce qui se publie chez votre libraire favori, même s’il a encore assez de place pour conserver des vieilleries du mois passé. Le lecteur doit être plus acteur que jamais. Flâner entre les tables ne suffit plus. Le meilleur de ce qui s’édite n’y arrive pas. Il faut aller au livre : il ne peut plus venir à vous. Un livre doit être commandé, chez le libraire, à la bibliothèque publique ou sur Internet.
Nous sommes bien certains que le rejet de nos productions n’est qu’apparent ou contingent, convaincus de vos bonnes volontés, sûrs aussi que vous tous croyez que le livre est davantage qu’un produit de consommation et de spectacle. Nous demandons à vous rencontrer le plus rapidement possible, pour que soient trouvées des solutions définitives à ces désolants oublis.
Xavier Löwenthal (La 5e Couche éd.), Thierry Van Hasselt (éd. Frémok), David Giannoni (éd. Maelström), Patrick Lowie (éd. Biliki).
(merci d’adresser vos réponses à livresbios@gmail.com)
(liens utiles : www.5c.be, www.fremok.org, www.maelstromeditions.com, www.biliki.com)